SOS TOUT-PETITS

    D É F E N D R E    L A    V I E    E S T    U N    D E V O I R


" ET UN GRAND PRODIGE PARUT DANS LE CIEL :
UNE FEMME REVÊTUE DU SOLEIL,
AYANT LA LUNE SOUS LES PIEDS "
APOCALYPSE XII


Ce site est placé sous la protection de Notre-Dame de Guadalupe

 

 

 

 

 




« La seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur. »
Pape François

« L’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance. »
Pape Jean-Paul II

« La liberté de tuer n'est pas une vraie liberté, mais une tyrannie qui réduit l'être humain en esclavage. »
Pape Benoît XVI

« Mais nous pouvons compter sur l'aide de Dieu, à qui rien n'est impossible.
Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence. »

Pape Jean-Paul II







SOS TOUT-PETITS

Un mouvement fondé par le docteur Xavier Dor  


                              Quelques numéros où les femmes isolées trouveront de l'aide :

 

                                      SOS TOUT-PETITS :
                                      contact@sos-tout-petits.org   •   09 70 40 80 90


                                      Laissez-Les Vivre - SOS Futures Mères :
                                      laissezlesvivre.free.fr   •   01 42 85 14 70
                                      sosfuturesmeres.org   •   0 800 868 838   (appel gratuit depuis un poste fixe)


                                      SOS Mamans - UNEC (Radio Silence) :
                                      radio-silence.tv/sosmamans   •   01 34 12 02 68







Le Combat d'une Vie

         

Bande annonce de la vidéo de l'interview du Dr Dor   et   vidéo du Rosaire du 11 Juin 2016







COMMUNIQUÉ
DE SOS TOUT-PETITS


Le 12 septembre et le 24 octobre 2020, le Rosaire à Paris
a eu lieu à l’endroit habituel (RER B Port-Royal)
ainsi que le Chapelet en banlieue
le 19 septembre à Poissy et le 3 octobre à St Germain-en-Laye.



Depuis le regretté départ du Docteur Xavier Dor,
Première et émouvante manifestation de SOS Tout-Petits, samedi 12 septembre 2020 à Paris.
Son œuvre continue.



Depuis le 30 octobre 2020 :
En raison de la pandémie et des restrictions de circulation,
nous sommes invités à dire le Rosaire chacun restant là où il se trouve.









Samedi 5 Décembre

à 14h30 : Rosaire ( prévu à Paris )

Chacun restant là où il se trouve.



Samedi 7 Janvier

Nous dirons le Chapelet à Maisons-Laffitte à 10h45.

Le Chapelet prévu le 19 Décembre 2020 est reporté au 7 Janvier 2021.

( en face de la mairie, avenue de Longueil, près du RER )



Grande Marche pour la Vie reportée au 17 Janvier

Nous serons ensemble le 17 Janvier

à la Grande Marche pour la Vie pour prier en fin de cortège.

( lieu et heure à préciser )



Samedi 30 Janvier

Nous dirons le Chapelet à Bougival à 10h45.

( place du général de Gaulle )



Samedi 6 Février

Nous dirons le Rosaire à Paris à 14h30.

Nous nous retrouverons pour le Rosaire à l'angle nord-ouest

du croisement du Boulevard Montparnasse

et de l'Avenue de l'Observatoire

( près de la statue du Maréchal Ney )

à proximité de la Maternité Port-Royal - Baudelocque

( RER B - Port-Royal )



Messe de Requiem pour le Docteur Dor

La messe de Requiem pour le Docteur Dor
qui était prévue à Paris le matin du 14 Novembre 2020 est reportée.

( lieu et heure à préciser )





COMMUNIQUÉ
DE SOS TOUT-PETITS

Parmi les absurdités que nous subissons depuis quelques mois,
il y a ceci :

Le décret n°2020-1310 du 23 Octobre 2020 relatif aux mesures prises pour freiner la pandémie :

- 1° prévoit explicitement, dans son article 3 alinéa II, qu’on puisse manifester sur la voie publique en respectant les obligations déclaratives ( article L 211-1 du Code de la sécurité intérieure ) et en ajoutant des mesures d’hygiène ( distances, masques… )

- 2° pose comme principe dans son article 4 une interdiction de se déplacer hors de son lieu de résidence, sauf pour des motifs limitativement énumérés ( soins médicaux etc… ) parmi lesquels ne figure pas le fait de se rendre à une manifestation de l’article L211-1 du Code de la sécurité intérieure ( à moins de vouloir prétendre qu’il s’agit d’un motif familial impérieux ! )

On a donc le droit de manifester…
à condition de ne pas se rendre à la manifestation.

Le 2 Novembre 2020, nous avons interrogé le Ministre de l’Intérieur par courriel sur cette contradiction ; nous avons eu un accusé de réception mais aucune réponse sur le fond.

Comme, dans cette affaire, il vaut mieux être gouverné par soi-même, nous nous tenons à nos Rosaires et Chapelets en restant chacun là où il est, en particulier pour le Rosaire du 14 Novembre 2020 à 14h30.

Avec un pareil texte on peut s’attendre que l’on « tolère » les manifestations, notamment pour le rétablissement des messes… comme on a « toléré » pendant des mois les manifestations non déclarées des « Gilets jaunes »…

Nous prierons donc pour la France et pour qu’elle ait de bons textes législatifs et réglementaires… qui ne soient pas du genre de la loi dite "de bioéthique ».


Jacques Bay

Vice-Président de SOS Tout-Petits





COMMUNIQUÉ
DE SOS TOUT-PETITS



• Un nouveau " Crime contre Dieu " •

Les lois de bioéthique discutées actuellement en seconde lecture à l'Assemblée Nationale nous conduisent vers une nouvelle conception de la vie humaine. Les pièces du puzzle se posent une à une et nous devinons l'image finale !

Le drame de cette histoire repose sur l'indifférence et l'irresponsabilité de la majorité de nos concitoyens. Et pourtant, le quotidien de nos enfants et petits-enfants en sera bouleversé.

Ces nouvelles lois de bioéthique et celles qui leur succéderont
nous entraînent inévitablement vers « Le meilleur des mondes »
d'Aldous Huxley écrit en 1931. Relisez ce livre prémonitoire.

Ces lois s’articulent, entre autres, avec la lutte des « féministes »
dont l'enjeu est sans équivoque, la destruction de la famille,
tant par la disparition du mariage que par un droit à l'enfant,
esclavage des temps modernes.
L’enfant sera conçu au moment opportun
(par la congélation des gamètes), exempt de maladie génétique (élimination des aneuploïdies par le DPI A) et il sera porté par une femme choisie (reconnaissance de GPA faites à l’étranger).

Cette volonté politique progresse sous couvert d'un pseudo humanisme athée. Certains souhaitent modifier le génome humain, imparfait selon eux. Ces manipulations génétiques ont déjà commencé en Chine avec un objectif clair : le contrôle de l'espèce humaine.

Nos futures lois de bioéthique permettront
des modifications du génome embryonnaire,
point de départ de l'Homme asservi au pouvoir politique.

Pour souligner l'importance de ce code génétique,
le Pr Lejeune parlait du "Verbe de Dieu"
pour décrire le contenu de l'information génétique humaine.

Il ne s’agit pas d’une action médicale
mais d’une attaque contre l’Homme tel qu’il est créé.

Sommes nous conscients des conséquences de ces lois ?
Qui ne dit mot consent.

Que les tout-petits nous aident
dans ce combat titanesque pour le respect de la Vie.

Que Dieu vous garde.


Dr Philippe Piloquet
Président de SOS Tout-Petits




• Où est la barbarie ? •

On dénonce, de façon presque routinière, la barbarie des rues :
mise à mort d’un chauffeur de bus dans les pires conditions, d’un agent des forces de l’ordre, d’une aide-soignante traînée sur des centaines de mètres par la voiture d’un criminel...

Sans compter cathédrales, églises ou abbayes, qui flambent...

Le tout présenté comme des fatalités alors que l’Etat est responsable de l’ordre public et, d’abord, de la protection des vies humaines...


• Mais que fait donc l’Etat ? •

Fait-il son travail quand il profite du coronavirus pour sortir prématurément de prison des milliers de délinquants
afin de réduire l’encombrement carcéral par la pire des méthodes,
apportant ainsi, de fait, une active contribution à la barbarie des rues ?

Fait-il son travail lorsqu’il promeut l’avortement volontaire
auprès de femmes dont il veut ignorer la détresse
et qu’il laisse presque sans secours !

Quand l’achat d’une voiture « bas carbone » non rentable
peut bénéficier d’une aide de 5000 €,
montant sans commune mesure avec son incidence très faible
sur le climat, compte tenu des autres facteurs ?

S’il remplaçait cela par des primes de naissance,
des milliers d’êtres humains pourraient être sauvés.

S’en soucie-t’il ?

Fait-il son travail quand, par le ministère public, il se pourvoit en cassation contre un arrêt de la Cour d’Appel de Paris enjoignant de reprendre l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert, provoquant ainsi, avec la collaboration de la Cour de Cassation,
sa mort certaine après une longue agonie
(alors qu’il n’était ni en souffrance ni en fin de vie) ?

De nouveaux malheurs se préparent avec la loi dite « de bioéthique » : destruction massive des embryons, eugénisme et manipulations en tous genres avec, en perspective, des risques génétiques aveuglément assumés, destruction de l’hérédité , instabilité et destruction des liens familiaux, mensonges sur les sexes qu’on assimile aux genres
comme s’il s’agissait de grammaire, et extension de la PMA,
qui fait 5 à 10 morts en moyenne à chaque fois.

Ceux qui conduisent ces calamités ont « plein la bouche »
des Droits de l’Homme mais bafouent leur premier devoir
qui est de protéger et secourir les êtres humains,
particulièrement en France, de la conception à la mort naturelle.

Il est facile de légaliser le pire, de façon juridiquement
et moralement contestable, et d’afficher ensuite qu’on respecte la Loi.
Cette pratique de dictature est à l’oeuvre chez nous...

Que reste t’il de notre démocratie ?

Trahison du résultat du référendum sur la constitution européenne, système électoral dévoyé (majoritaire avec « marquage » et personnalisation systématique de l’élection législative par une élection présidentielle préalable), « bourrage de crâne » institutionnalisé notamment par l’enseignement et la télévision, largement entre les mains d’un Etat déployant une subversion athée et maçonnique avec une pugnacité et une continuité remarquables, dont la dernière manifestation est l’insistance indécente avec laquelle le pouvoir pousse au vote accéléré de la loi dite de bioéthique en profitant des circonstances de la pandémie et des vacances d’été.

Quels droits ont nos gouvernants de légiférer si radicalement
dans des domaines qui touchent si profondément
à la nature humaine et aux libertés fondamentales ?

Ce sont ceux qu’ils s’arrogent par une interprétation extensive
des textes en collaboration avec le Conseil Constitutionnel
et les juridictions administratives et judiciaires.

De tels abus pourraient conduire à une sanction directe par le peuple, en application d’une disposition constitutionnelle d’interprétation difficile et combien lourde de menaces, l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui cite, parmi les « droits naturels et imprescriptibles de l’homme », « la résistance à l’oppression ».
Les « Gilets jaunes » en ont donné un avant-goût.

Qui est à la manoeuvre pour imposer le développement accéléré
de cette législation bio-perverse qualifiée de bioéthique ?

C’est un pouvoir manifestement minoritaire, déconsidéré, notamment pour son inaptitude totale, depuis 3 ans, à restreindre le gâchis,
et pour sa gestion calamiteuse de la pandémie.

« Y a t’il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? »
titre le Professeur Perronne dans son récent livre...

Il est, quoi qu’en disent les médias aux ordres,
en déficit massif de popularité.

Une majorité écrasante de la population souhaite au moins
que soit différé l’examen de la loi dite « de bioéthique »

Il faut lire en son entier le remarquable communiqué
de Mgr Aillet du 18/07/2020 :
« qui ne serait effrayé devant une telle manipulation de l’être humain »
« Comment ne pas manifester son indignation ? »

Le légalisme formel n’est pas tout.

Absence de légitimité sur le fond,
absence de soutien populaire... oppression ?

Notre Président d’Honneur, le Docteur Dor, disait, un peu comme une boutade, que nous ne faisons pas de politique alors que nous nous opposons à toute une législation mortifère !

Il voulait dire que SOS Tout-Petits n’est inféodée à aucun parti.
Nous restons dans cette voie droite,
dans la bienveillance pour les personnes.

Nous prions publiquement pour la France et, d’abord, pour que soient respectés les plus vulnérables, particulièrement les femmes enceintes en difficulté et les tout-petits enfants à naître.

C’est ce que nous avons fait
à Paris et en Banlieue parisienne depuis le 12 septembre 2020.

Voici le communiqué du 18 juillet 2020
de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :

http://diocese64.org/actualites/item/2006-a-propos-du-projet-de-loi-bioethique-pour-un-reveil-des-consciences


Jacques Bay
Vice-Président de SOS Tout-Petits



COMMUNIQUÉ
DE SOS TOUT-PETITS



• Prions •

Notre Président d’honneur et Fondateur,

Le Docteur Xavier Dor est décédé ce 4 Avril 2020
entre 12 heures et 13 heures.

Il avait reçu le Sacrement des malades.

Nous prions pour lui
et pour la défense des tout-petits
à laquelle il consacrait sa vie.


Nous prions particulièrement pour lui et en union avec lui
pour que les avortements volontaires cessent
et qu’il soit mis fin à toute la législation de mort.


En raison de l’épidémie, les obsèques du Docteur Dor ont eu lieu
en présence seulement de quelques membres de sa famille.
Des messes ont été dites pour lui Dimanche 5 Avril.


Une bénédiction a eu lieu à Paris
Jeudi 9 Avril à 16 heures

et

L’inhumation a été faite en province
Vendredi 10 Avril à 16 heures 15.


Chacun de nous a été invité à s’y associer
en priant là où il se trouvait.


Jeudi Saint à 16 heures nous avons dit le Rosaire

et

Vendredi Saint à 16 heures 15 le Chapelet,
les mystères douloureux.


Nous prions pour le Docteur Xavier Dor,
notre Président d’honneur et Fondateur

en y associant aussi le Docteur Luc Perrel,
son vice-président et leurs épouses, décédés.


Le Docteur Dor a voulu que SOS Tout-Petits lui survive
avec un nouveau président et un vice-président
et il est resté très actif et présent
à nos Rosaires et Chapelets jusqu’à ce qu’il en soit empêché.


Nous prierons donc aussi à cette intention
et pour que les militants de SOS Tout-Petits
et tous ceux qui voudront se joindre à nous
demeurent fidèles et déterminés dans leur action
et leurs prières pour la protection de la Vie humaine
et particulièrement celle des tout-petits
à laquelle notre Fondateur avait consacré sa vie.




• Prions •


• Prière pour la vie à l’occasion du décès du Docteur Xavier Dor •


O Dieu qui par l’apostolat du Docteur Xavier Dor
avez voulu dire au monde la beauté de l’Evangile de la Vie,
nous vous rendons grâce pour son zèle ardent
pour sauver de l’avortement les bébés à naître.


Nous vous le demandons humblement, à son exemple,
accordez-nous une conscience toujours plus vive
de la dignité de chaque personne humaine
et un inlassable zèle pour la défendre.


Nous vous confions aussi,
par les mains de la Très Sainte Vierge Marie
pour laquelle le Docteur Xavier Dor avait une immense dévotion,
les femmes ayant eu recours ou tentées
par la suppression de l'enfant qu’elles portent.
Qu’elles découvrent le chemin de la miséricorde
et de la consolation et choisissent la vie.


En ces jours où l’euthanasie et l’avortement
menacent particulièrement la dignité des plus fragiles,
nous nous tournons vers vous avec confiance ;
envoyez votre Esprit-Saint sur ceux qui président
aux destinées des sociétés humaines
et délivrez-nous du mal.

Amen


• Prière ayant l'approbation de Mgr Rey •
évêque de Fréjus-Toulon
• 4 Avril 2020 •













COMMUNIQUÉ
DE SOS TOUT-PETITS



• HOMMAGE AU DOCTEUR XAVIER DOR •



Le départ de Xavier Dor nous a profondément touchés, nous avons perdu « l'âme » de SOS Tout-petits.
Sa personnalité irremplaçable nous manque !

Fondateur de cette association en 1986 avec Luc Perrel parti beaucoup trop tôt, il y a un an et demi, et Philippe du Chalard, son action marqua tant les esprits qu’il devint progressivement une icône de la défense des tout-petits.

Médecin, il exerça en Côte d'Ivoire comme pédiatre pendant six ans (1962-1968) puis revint à Paris à la Pitié Salpêtrière où il occupa un poste de chef de travaux en embryologie dans le service du Pr Cabrol. Il y resta plus de 25 ans.

Les statuts de l’association SOS Tout-petits furent déposés en avril 1994 soit un an avant le départ à la retraite de Xavier Dor. Président dès le début, son charisme gagna de nombreuses personnes à sa cause.

Son combat fut mené avec douceur et fermeté, toujours sans aucun compromis malgré plusieurs condamnations et même la prison.

Il ne craignait jamais de s'exposer en continuant inlassablement chapelets publics, distribution de tracts et de médailles à la sortie des lycées, interviews, toujours heureux de participer à la défense des plus faibles.

Il y a plus de 20 ans, je faisais sa connaissance. Séduit par cet homme d'une grande culture, j’admirais son exigence pour la Vérité, chacune de ses idées avait deux faces, scientifique et religieuse, comme les médailles qu’il donnait en abondance.

Il était souvent difficile de l'approcher tant il était sollicité. Tous peuvent témoigner de sa grande bonté et de l’attention quasi exclusive qu’il portait à son interlocuteur.

Sa douceur était légendaire mais il ne transigeait jamais.

De sa formation scientifique, il gardait un souci permanent de l’exactitude de son propos. Il me téléphonait régulièrement pour des questions médicales auxquelles j’essayais de répondre.

Il concluait toujours par la même phrase : « Que Dieu vous garde ». Amour du prochain aussi à chaque instant de la vie.



Dès le début, la connaissance du développement embryonnaire nous a rapprochés. Nous mesurions l’importance de la vie à son commencement alors que l’être est encore invisible.

Dès 2014, se sentant vieillir, il me demanda de lui succéder, ce qui fut acté en 2016, au moins sur le papier ! Il restait Président d'Honneur et ne changea en rien ses habitudes.
La ligne téléphonique de SOS Tout-petits était d’ailleurs à son domicile. Il ne manquait aucun rosaire, aucune manifestation pour la vie, aucune demande de rencontre.

Invité à des congrès à l’étranger, il acceptait sans hésitation malgré la nécessité d’un accompagnateur puisqu’il ne voyait plus.

Le 1er décembre 2018, Xavier Dor demanda à Jacques Bay, membre de l’association depuis longtemps, de devenir vice-président.
Organisateur des chapelets en banlieue parisienne, il le secondait pour les rosaires de Paris et de Versailles depuis une vingtaine d’années.
Xavier Dor soutenait ainsi son action persévérante pour les prières publiques de la région parisienne.



L'avenir de SOS Tout-petits


La personnalisation de cette association est telle que Luc Perrel me disait envisager que le nom disparaisse avec le départ de son président-fondateur.
Comment ne pas mesurer l’immense travail réalisé depuis plus de trente ans ? Plusieurs associations défendent la vie humaine mais Xavier Dor voulait y associer le chapelet.
Il avait raison : lutter contre l’avortement c’est lutter contre la mort, contre le Mal, c’est un combat eschatologique. Ce combat n’est pas à échelle humaine, il est divin et nous disposons d'une arme divine : le chapelet.
Notre société s’enfonce dans l’eugénisme et le transhumanisme. Beaucoup de nos concitoyens ne distinguent pas les dangers présents et à venir. Nous devons témoigner publiquement, ce n’est pas un choix mais un devoir.

Xavier Dor avait raison, j’en veux pour preuve l’attachement qu’il portait à toutes ces femmes qui avaient avorté.
La charité sera la mesure utilisée par Dieu pour le jugement de chacun. Certes, ce chemin est exigeant et difficile et il est plus aisé de prier chez soi que sur la place publique.
Jésus Christ nous a prévenus et son enseignement est sans équivoque. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux. (Mat 5.10).

Le respect de la vie prénatale augure le respect de la vie postnatale. Accepter de tuer des enfants dans le sein de leur mère débouche inévitablement sur les dérives constatées dans le texte des futures lois de bioéthique.



« On a aboli la peine de mort et on n’a jamais autant tué » disait sans relâche Xavier Dor. L’embryon est un être humain, la société essaie par tous les moyens et assez facilement de ne pas en parler.

Pourtant, il ne s’agit surtout pas de juger les personnes mais bien d’éviter « un drame » comme le disait Simone Veil alors qu’elle présentait la loi de dépénalisation de l'avortement en 1974 !

Alors que devons-nous faire ? Le combat est inégal mais le chapelet peut tout si nous avons foi et charité. Xavier Dor le savait, l’impact de ce combat va bien au-delà des avortements ou des pertes embryonnaires.

C’est combattre pour le respect de l’Homme, créature de Dieu de sa conception à sa mort naturelle.

C’est également un soutien aux enfants handicapés car l’eugénisme grandit et se développe de façon inexorable.



Xavier Dor ne nous a pas abandonnés, bien au contraire, il nous invite à participer aux prières publiques dans chaque ville de France, pour la défense de la Vie, pour notre société en danger et pour faire perdurer son œuvre de vie.

« Que Dieu vous garde ! »



Philippe Piloquet


Président de SOS Tout-petits
Maître de conférences en histologie, embryologie et cytogénétique. Praticien hospitalier

philippe.piloquet@sos-tout-petits.org
Contact : 09 70 40 80 90




• ÉVIDENCES •

1° - L’embryon ou le fœtus est un être car il est vivant. Il est humain... car il ne deviendra pas un canard ou un cheval, mais un homme, pourvu qu’on le laisse vivre. C’est donc un être humain. Le tuer, c’est tuer un être humain.

2° - Comment ne pas voir que c’est le recul du christianisme qui a fait le lit des idéologies criminelles modernes : terreur révolutionnaire, massacres par les communistes russes, chinois, cubains ou cambodgiens, terreur et génocides de l’Allemagne nazie... « Une société sans Dieu - une société qui ne le connaît pas et qui le considère comme inexistant - est une société qui perd son équilibre… parce que la boussole qui nous oriente dans la bonne direction en nous apprenant à distinguer le bien du mal disparaît. » (Le Pape émérite Benoît XVI ; avril 2019). On ne peut que rappeler encore cette mise en garde.

3° - Ce qui caractérise ces idéologies, au contraire du message évangélique, c’est l’écrasement du faible par le fort : de l’individu au profit du groupe, de l’enfant qu’on asservit mentalement et physiquement, et de l’enfant à naître dont la survie est soumise au bon vouloir ou à la fantaisie d’un adulte. Dès l’entre-deux-guerres, l’Union Soviétique a été grande promotrice de l’avortement volontaire.

4° - Aujourd’hui ce mouvement idéologique est toujours présent, mais de façon plus insidieuse : pressions économiques, propagandes qui, dans la tromperie démagogique, avancent plus ou moins, selon les résistances qui se manifestent…

Avant 1975, les femmes enceintes en difficulté connaissaient parfois une triple peine : désarroi dû aux conditions de vie et à la perte des valeurs morales, avortement dans la clandestinité avec des risques mortels pour la mère, et parfois répression pénale pour finir. Ce dispositif auquel manquait déjà une action sociale vigoureuse contre la détresse, était parvenu largement, dans sa dureté, à protéger les enfants à naître, bien qu’on ait prétendu le contraire en affichant des estimations du nombre des avortements clandestins totalement fantaisistes.

Il faut ici relever l’habile incohérence de Madame Veil, qualifiant l’avortement volontaire, dans son discours devant l’Assemblée Nationale, le 26 novembre 1974 : « C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. » Cela signifiait clairement que même en le permettant, l’avortement resterait « toujours un drame ».

Il fallait donc le traiter comme tel et l’empêcher le plus possible !

Les intentions exprimées se jugent aux actes.

Au contraire : l’avortement a été permis, sans aide sociale efficace pour le limiter, et progressivement, de façon de plus en plus extensive, dans l’ignorance affichée de la détresse des femmes enceintes en difficulté, poussées souvent contre leur gré, par les contraintes matérielles, les pressions et une propagande intense, à mettre à mort l’enfant qu’elles portent.

Pour faire bonne mesure, l’Assemblée Nationale, ne pouvant introduire ses errements dans la Constitution, dut se borner, le 26 novembre 2014, à voter une « résolution » qui n’a, heureusement, aucune valeur législative, en qualifiant l’interruption volontaire de grossesse de « droit fondamental » !

Nous demandons, à l’inverse, que la Constitution proclame comme principe fondamental le droit de toute femme enceinte à avoir les moyens matériels et moraux pour conduire une grossesse paisible jusqu’à la naissance et au-delà, afin d’assurer à l’enfant ce qui lui est nécessaire, dès lors qu’elle en exprime le souhait, et ceci quelle que soit sa situation sociale et notamment son éventuelle minorité.

On pourrait établir une prime de naissance de 6.000 euros, qui serait un peu réduite selon la tranche marginale d’impôt sur le revenu. Elle ne coûterait alors que 4 milliards d’euros par an environ, ce qui n’est rien en comparaison avec les 60 milliards environ de déficit annuel des comptes publics, dus largement à la prolifération du nombre des agents de l’État (plus d’un million en trop) par suite de l’accroissement insensé, démagogique et clientéliste, de la complication des textes législatifs et réglementaires, et de la mauvaise gestion, notamment par le développement désordonné des collectivités territoriales. Cette gabegie nous vaut aujourd’hui une dette publique sensiblement au niveau du PIB, d’environ 2.400 milliards d’euros (sans évoquer ici les dépenses nouvelles liées à la pandémie).

Imagine-t-on ce qu’une telle prime de 6.000 euros représenterait, notamment pour les plus pauvres, et l’effet qu’elle aurait sur les avortements ? On pourrait en attendre au moins une division par deux de leur nombre et sauver ainsi plus de 100.000 vies humaines, avec quels effets sur le dynamisme social et la vitalité des familles !

Cela pourrait se faire sans même changer la triste législation actuelle, avec son cortège de morts par pilules diverses, stérilets, PMA avec fécondations in vitro (5 à 10 morts en moyenne à chaque fois) et essais de laboratoire ! Ce serait déjà un « coin » enfoncé dans le mur aujourd’hui presque étanche de la politique de mort.

Nous devons continuer à prier inlassablement et à protester publiquement. Il y en a bien d’autres que nous qui agissent dans le même sens ; un grand renouveau est en cours, notamment, aux États-Unis. Citons seulement, tout près de nous, l’UNEC - SOS Mamans (BP 70114 95210 Saint Gratien tél : 06 07 02 72 92) qui, en plus de 20 ans, a sauvé de la mort environ 1.500 enfants à naître, le plus souvent dans des milieux très défavorisés comme ceux de la prostitution, en secourant en même temps leur mère.

Nous savons bien à qui reviendra la victoire : le Christ, Roi de l’Univers. Mais il nous faut être apôtres : ce qui importe est le salut des âmes et la vie des enfants à naître.



Jacques Bay

Vice-Président de SOS Tout-Petits